Retour sur la réunion publique de Longuenesse
L’emploi local, les compétences et la formation étaient à l’ordre du jour de la deuxième réunion publique de la concertation continue qui s’est tenue le mardi 2 décembre à Longuenesse, en présence de 146 participants. L’occasion d’apporter de premiers éléments de réponse aux attentes locales sur ces sujets, à l’heure où le territoire s’apprête à accueillir l’un des plus grands chantiers industriels des prochaines décennies.
En amont de la réunion publique, EDF et l’Université des métiers du nucléaire ont animé un stand dédié aux opportunités du futur chantier, au cœur du Salon jeunesse et formation organisé par la Communauté d’agglomération du Pays de Saint-Omer. Plus de 600 jeunes et demandeurs d’emploi sont venus y découvrir les métiers, les formations et les perspectives liées à l’EPR2.
La réunion publique a quant à elle réuni près de 150 participants, qui ont pu s’informer, échanger avec les intervenants et mieux comprendre les impacts du projet pour la région, notamment en matière de compétences, de formation et d’emploi.
Après une brève présentation du projet par les équipes d’EDF et de la concertation continue par les garants de la Commission nationale du débat public, EDF a rappelé les engagements pris à l’issue du débat public concernant l’emploi local. L’objectif : répondre aux besoins du chantier et créer des opportunités durables pour le territoire et ses habitants, afin de faire du projet EPR2 un chantier socialement responsable. Quatre leviers complémentaires sont ainsi activés : l’attractivité pour donner envie et faire connaître les opportunités liées au chantier, la formation pour s’assurer que les compétences soient disponibles localement, le recrutement et l’insertion (notamment au travers d’une clause sociale réservant 5 % des heures travaillées à des publics éloignés de l’emploi). Ces actions doivent permettre d’atteindre jusqu’à 60 % d’emploi local selon les phase du chantier de Gravelines.
Des tables rondes autour des enjeux de l’attractivité et de l’emploi local
Les participants ont ensuite pu assister à deux tables rondes.
Lors de la première table ronde, l’Université des métiers du nucléaire, la SFEN, la SFEN Jeunes Générations et plusieurs jeunes en formation ont partagé leurs parcours et actions pour valoriser la filière. Les participants ont aussi bénéficié d’un éclairage sur les emplois créés par le chantier, avec des profils très diversifiés attendus : hommes et femmes, du CAP au Bac+5. Environ un tiers des emplois concerneront des opérateurs, un tiers des techniciens et un tiers des cadres. Cela inclut également des métiers transverses comme le nettoyage, la sécurité, la QHSE, l’ingénierie ou les fonctions supports. Au total, entre 8 000 et 10 000 salariés seront mobilisés au pic du chantier, dont environ 10 % de salariés EDF et 90 % d’entreprises partenaires.
Lors de la seconde table ronde, consacrée aux leviers pour renforcer l’emploi local grâce au chantier EPR2, France Travail Gravelines, France Travail Longuenesse, la MIPE Saint-Omer ont présenté les dispositifs actuels et les perspectives d’accompagnement pour les futurs candidats. Les participants ont aussi pu prendre connaissance du retour d’expérience des premières années de travaux sur le projet EPR2 Penly.
Prochaines rencontres
La concertation continue sur le volet de l’emploi se poursuivra en 2026. Les équipes d’EDF seront en effet présentes auprès :
- des élèves ingénieurs en spécialité génie civil des écoles Lilloises (janvier)
- des parents du Dunkerquois à l’occasion du forum « Trace Ton Avenir » (janvier)
- des lycéens du lycée des travaux publics de Bruay-la-Buissière (janvier)
- des collégiens et lycéens du littoral à l’occasion du Jeudi de l’Industrie organisé à Grande-Synthe (février).